SANTÉ - Les plantes à "tisanes" et onguents

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xyla56
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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par xyla56 » 28 oct. 2014, 16:37

heu... quel rapport entre le maté et le houx? :?

Chichinette 11
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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Chichinette 11 » 28 oct. 2014, 16:40

Ilex paraguariensis ''Herbe à Maté''
Ilex = Houx

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par xyla56 » 28 oct. 2014, 16:41

ok :D et ça pousse dans nos régions? (j'ai la flemme de faire une recherche :oops: )

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Chichinette 11 » 28 oct. 2014, 16:57

Ben oui, pourquoi ? http://www.smiley-lol.com/smiley/heureu ... le-lol.gif
La yerba maté est cultivée principalement au Paraguay, en Argentine, en Uruguay et dans le sud du Brésil.
http://nature.jardin.free.fr/1103/nmaur ... ensis.html

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par nono » 28 oct. 2014, 23:14

xyla56 a écrit :ok :D et ça pousse dans nos régions? (j'ai la flemme de faire une recherche :oops: )
le houx pousse ici très bien. il y en a des beaux en forêts. cette année, ils portent déjà leurs fruits bien rouges, un peu beaucoup en avance sur le calendrier : une branche de houx bien garnie de baies est gage , le jour du nouvel an, de bonheur et de prospérité.

mais le maté est synonyme de bien-être, et ceci, toute l'année !

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par xyla56 » 29 oct. 2014, 07:11

le houx pousse très bien chez moi aussi, sauf que je n'ai que des sujets mâles donc pas de bouboules :( il me semble qu'on a pas tout à fait le même climat qu'en Argentine ou au Paraguay, non, ou j'ai pas bien regardé mon thermomètre?

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Chichinette 11 » 29 oct. 2014, 09:01

M'étonnerait que l'Ilex paraguariensis pousse dans la région de Nono. Enfin si, il pousserait peut-être mais il ne passerait pas ses hivers.

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par nono » 29 oct. 2014, 23:08

ici, je commencerai par l'élever en pot, puis je le déménagerai, si hiver rigoureux, à l'abri. mais c'est pas évident de trouver une telle plante.

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Chichinette 11 » 29 oct. 2014, 23:35

Il y en avait chez Alzagardène mais ils sont en rupture de stock http://site.voila.fr/jardinesque/Semi-laids/ic47.gif

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par nono » 30 oct. 2014, 11:05

et bien, d'autres ont essayé et ont tout ratiboisé :x

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par nono » 11 nov. 2014, 21:44

Chichinette :
Il y en avait chez Alzagardène
je me suis sur la liste d"attente afin d'obtenir des graines de maté.
M'étonnerait que l'Ilex paraguariensis pousse dans la région de Nono
je commencerai par l'élever en pot que je rentrerai l'hiver s'il fait vraiment froid, comme pour mes phoenix canarisensis.
Modifié en dernier par nono le 11 nov. 2014, 22:03, modifié 1 fois.

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par nono » 11 nov. 2014, 21:46

ce jour, cueillette de feuilles de consoude. c'est la 3ème repousse.

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Chichinette 11 » 11 nov. 2014, 22:17

Tu en fais quoi ?

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par nono » 11 nov. 2014, 22:23

on la boit en infusion, avec un peu de lavande. ce serait bon contre les rhuma.

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Chichinette 11 » 11 nov. 2014, 22:26


Marc
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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Marc » 30 nov. 2014, 18:59

nono a écrit :on la boit en infusion, avec un peu de lavande. ce serait bon contre les rhuma.
Salut nono
d'où tiens-tu que la consoude est une plante contre les rhumatismes ? Autant que je sache, elle favorise surtout la cicatrisation des plaies par cataplasme...
pour calmer la douleur des rhumatismes, je prends plutôt de l'harpagophytum. On peut aussi prendre du curcuma. Plus proche de nous on peut aussi prendre de la reine de prés, écorce de saule blanc et feuille de frêne...mais an gélules, plutôt en comprimés, parce qu'en infusion à moins d'en boire des litres par jour....

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Les plantes à "tisanes" La violette

Message par la larmouise » 27 févr. 2015, 05:56

Donc la ou les violettes c'est la saison ou cela ne saurait tarder...

Pour ne pas confondre les différentes espèces
Le genre Viola se décompose en 2 groupes caractérisés généralement par la disposition des pétales :
les violettes : 2 pétales vers le haut et trois vers le bas.
les pensées : 4 pétales vers le haut et un vers le bas.

Violette blanche
C'est une espèce de plantes vivaces basses, aux feuilles en rosette, triangulaires à base cordiforme, aux stolons non radicants, aux stipules lancéolés, aux fleurs blanches légèrement ou pas parfumées. elle se reproduit très bien dans le sud de la France par semis fleurit en mars avril

Violette odorante
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(3.1 Mio) Téléchargé 116 fois
La violette odorante ou Viola odorata est une petite plante vivace de la famille des Violaceae formant des colonies plus ou moins étendues, aux tiges formant des stolons, aux feuilles ovales, en cœur à la base, munies d'un long pétiole et aux fleurs odorantes, au bout d'une mince tige, fleurissant de février à mai, formées de cinq pétales violet dont l'inférieur est muni d'un éperon qui sont stériles (alors que de petites fleurs verdâtres et tardives forment des graines).
Elle colonise les bois et les haies

Au jardin ou dans les champs :
La violette a besoin d'un sol neutre ou calcaire, assez humifère et bien drainé. Elle est présente sur l'intégralité des continents. Elle peut se reproduire de trois manières différentes:
soit par pollinisation classique de ses fleurs (fleurs dites chasmogames)
soit en émettant un stolon qui créera un nouveau plant
soit en produisant des capsules de graines par auto-pollinisation (fleurs dites cléistogames)
La violette fleurit au printemps pour la plupart des espèces et en automne si les conditions climatiques s'y prêtent (alternance de nuits froides et de jours chauds ensoleillés).

Elle se cultive facilement et repousse chaque année.
Elle se transplante plus ou moins facilement (pour moi facile la violette très difficile la blanche)

Utilisation
La violette odorante est utilisée :
En confiserie, pour les bonbons à la violette élaborés à partir de fleurs fraîches cristallisées dans le sucre.
En cuisine, dans les salades de fruits, farces de volailles et pâtés de viandes.
En parfumerie, pour le célèbre parfum de violettes ; c'est une fleur au parfum envoûtant et suave auquel certains ont prêté un pouvoir aphrodisiaque.

Utilisation alimentaire
Les feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades ou être cuites dans des soupes qu'elles épaississent du fait de leur mucilage.
Les fleurs servent de décor aux pâtisseries, fraiches ou confites au sucre.
Récolte, plutôt février mars, en jour feuille, au matin quand il fait sec.
Séchage a l’abri de la lumière.
Cuisine : aussi agréable à regarder, à sentir, qu'à ... manger, la fleur de violette est comestible et agrémente agréablement les salades vertes ou autres préparations. On l'utilise notamment en confiserie avec un enrobage de sucre spécialité de la ville de Toulouse), en confiture, dans les gâteaux, sirops, glaces etc.

Propriétés Médicinales :
On utilise principalement les feuilles, les fleurs, et la racine pour soigner les maux de tête, l'insomnie et la mélancolie. Et utilisé pour guérir l'acné et infection de la peau. Ses graines ou fleurs entraient dans la composition de remèdes de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle
Santé : la violette est recommandée pour soigner la gorge et contre la toux (fleurs et infusion de feuilles). L'infusion de fleurs est sudorifique,
Toutes les violettes ont des propriétés émollientes et expectorantes, et ont été employées dans le traitement de maladies respiratoires telles que la bronchite et la coqueluche,
La violette odorante a une longue histoire d'utilisation en herboristerie. On lui a attribuée, sans aucune preuve, des vertus contre l'épilepsie, l'asthme, les maladies de peau et l'eczéma. Ce serait également un laxatif doux, un dépuratif, un diurétique, un émollient...
L'infusion de fleurs de violette odorante est sudorifique
Des bains à base de décoction de feuilles donneraient des résultats pour les maladies rhumatismales.
La racine est émétique du fait de la présence de violine.
la violine contenue dans la racine est vomitive,
la ionine ou ionone (émanation parfumée de la violette) a une action anesthésiante sur l'odorat

Usage interne :
En usage interne, la Violette est utilisée pour soigner les bronchites, les stases bronchiques, la toux, les inflammations du tube digestif et des voies urinaires, la constipation, les fièvres éruptives, l'ulcère gastrique ou duodénal, et les angines.

Modes de préparation : http://www.paganguild.org/aubeseptiemel ... olette.htm

Usage externe :
En usage externe, la Violette est utilisée pour soigner les gerçures des seins, et les inflammations ophtalmiques.
Propriétés industrielle
La violette odorante est utilisée en parfumerie. On ne distille toutefois pas les fleurs mais les feuilles. Le produit obtenu possède une note verte, poudrée, légèrement cireuse. La note 'fleur de violette', typique et plus douce est obtenue grâce à des molécules de synthèse.

Remarque :
La violette fait partie de la « Tisane des quatre fleurs » qui comme son nom ne l'indique pas en comporte sept, soit bouillon blanc, coquelicot, tussilage, mauve, guimauve, gnaphale, violette. cette tisane, excellente en cas de problèmes respiratoires et pulmonaires, est un bon remède contre la toux.

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Les plantes à "tisanes" Les primevères

Message par la larmouise » 28 févr. 2015, 08:21

Primevère officinale
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D'une rosette de feuilles ovales allongées émergent plusieurs hampes florales. Calices et corolles sont soudés, les pétales portent une tache orange à leur base.
Selon les régions la primevère officinale est aussi appelée Coucou.
Les fleurs produisent un nectar parfumé.
La floraison a lieu en avril mai

Primevère commune
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(2.14 Mio) Téléchargé 162 fois
La Primevère acaule, Primevère commune ou Primevère sans tige (Primula vulgaris) est une plante herbacée pérenne de la famille des Primulacées des régions tempérées de l'hémisphère nord.
Elle fleurit au début du printemps (février-avril). Elle se distingue de cette espèce par des fleurs jaune pâle, à pétales étalés et dont les pédoncules partent tous directement de la base de la plante. Dans les zones où ces deux espèces cohabitent on peut en rencontrer des hybrides.
La primevère commune est à l'origine de variétés ornementales, et les feuilles sont comestibles en salade.

Au jardin ou dans les champs :
Ce sont des plantes de pleine lumière des prés, des talus et des bois clairs.
Elle se cultive facilement et repousse chaque année.
Elle se transplante facilement

Propriétés médicinales
La primevère acaule (Primula vulgaris), la primevère officinale ou coucou et de la primevère élevée (Primula elatior) ont les mêmes propriétés
Les fleurs, adoucissantes et calmantes, sont utilisées dans des mélanges pectoraux.
Les feuilles sont anti-ecchymotiques.
Toute la plante et particulièrement la racine ont des propriétés analgésiques, anti-spasmodiques, diurétiques et expectorantes.

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Les plantes à "tisanes" Le Tussilage

Message par la larmouise » 08 mars 2015, 08:50

Tussilage (Tussilago farfara)

Désolé pas de photos pour le moment

Description
Le tussilage,est une plante vivace de 10 à 30 cm composée de rhizomes très courts
La floraison apparait de février à avril, avant la feuillaison.
Le tussilage est une espèce pionnière
Les fleurs, capitules jaunes solitaires de 12-15 mm de diamètre, sont dressées sur des hampes aux écailles pourprées, couvertes de poils cotonneux. Les hampes se penchent après la floraison.
Les feuilles sont toutes basales, pétiolées et polygonales, montrant un feutrage blanc à la face inférieure et un vert clair sur la face supérieure. Ces feuilles peuvent atteindre 20 cm de diamètre. Elles apparaissent après la floraison, et feuilles et fleurs ne sont pas présentes en même temps.
Les fruits sont des akènes munis d'une aigrette (comme le pissenlit)

Au jardin ou dans les champs
Le tussilage est une espèce héliophile, pionnière des chemins, champs, lisières forestières humides rives et talus, toujours sur sols remués ou rapportés ou instables .
Le tussilage apprécie les sols pauvres en humus, riches en bases dont le pH est basique à très légèrement acide.
Il apprécie les sols constitués de limons ou d'argile, assez frais voire avec des ruissellements

Propriétés Médicinales
On utilise principalement les fleurs et les feuilles.
Récolte des fleures en début de leur épanouissement, en jour feuille, au matin après la rosée.
Les feuilles demandent moins de précaution.
Séchage a l'ombre.

Principes actifs principaux
Le tussilage est un adoucissant, un émollient, un antitussif et un expectorant. L'infusions de feuilles ou de fleurs est réputée pour lutter contre la toux, les bronchites, les trachéites et les rhumes. Mais ce sont surtout les fleurs qui sont employées en infusion ou en sirop.

Utilisations alimentaires
Les capitules floraux sont comestibles crus ou cuits.
Les feuilles sont également comestibles. Très jeunes, elles peuvent se consommer crues, en particulier leur pétiole qui est juteux. Ensuite les feuilles deviennent caoutchouteuses
La cendre des feuilles crée un succédané du sel.

Remarque :
Le tussilage fait partie « Tisane des quatre fleurs » qui comme son nom ne l'indique pas en comporte sept, soit bouillon blanc, coquelicot, tussilage, mauve, guimauve, gnaphale, violette.

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par Marie_May » 08 mars 2015, 10:39

Et oui, et c'est pas dans mon pays acide que j'en trouve. J'ai lu aussi qu'il était peut-être toxique pour le foie et qu'il ne fallait pas en abuser.

Sympa, tes fiches, Larmouise...

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par la larmouise » 11 avr. 2015, 21:48

C'est le moment de la récolte de la primevère officinale

singe
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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par singe » 12 avr. 2015, 10:10

J'imagine qu'on peut faire sécher les fleurs de "coucou" pour les mettre dans la tisane ?? De même pour les violettes ?

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Re: Les plantes à "tisanes"

Message par la larmouise » 12 avr. 2015, 10:49

Effectivement, toutes les fleurs que j'ai citées peuvent aller en tisane

Cueillette sans humidité de fleurs saines et bien formées

Séchage a l'ombre, sans épaisseur et si les fleurs ne se touchent pas c'est mieux

Bonne récolte

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Les plantes à "tisanes" l'Aubépine

Message par la larmouise » 20 avr. 2015, 22:01

Aubépine Crataegus

Description:
L'aubépine est un arbuste épineux de la famille des Rosacées à feuilles caduques dentées et lobées de couleur vert foncé brillant, qui est beaucoup utilisé dans nos contrées pour faire des haies à cause de ses épines. Elle porte des fleurs blanches agréablement parfumées, réunies en bouquets denses à la fin du printemps, qui donnent en automne des petits fruits rouges très appréciées par les oiseaux.
De nombreuses espèces et variétés botaniques offrent quant à elles des fleurs parfois très doubles dont les coloris se déclinent du blanc pur au rouge vif.
Le nombre d'espèces appartenant au genre est difficile à déterminer compte tenu de la facilité avec laquelle les différentes espèces d'aubépines s'hybrident entre elles
La chenille du papillon de jour (Gazé, piéride de l'aubépine Aporia crataegi (Pieridae)) se nourrit d'Aubépine :
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(1.63 Mio) Téléchargé 112 fois
La confusion est fréquente entre l'Aubépine et Prunellier sauvage (Prunus spinosa). Contrairement à l'Aubépine, cet autre épineux fleurit bien avant de porter ses feuilles et ses fruits sont de petites prunes noires.

Culture de l'aubépine
L'aubépine est une plante très facile à cultiver. Peu regardante, elle se contente de la majorité des sols, qu'ils soient acides, neutres ou même tres calcaires. L'aubépine pousse aussi bien au plein soleil qu'à la mi-ombre, elle est très rustique et peut donc être plantée dans la plupart de nos régions.
Une fois bien installé cet arbre ne demande qu'un entretien restreint. Seul geste nécessaire, surtout sur les sujets menés en haies, concerne la taille qui interviendra au choix, après la floraison ou en automne afin de débarrasser la plante du bois mort, d'en éclaircir le centre pour laisser pénétrer un maximum de lumière et de couper les branches exubérantes pour redonner une belle forme à l'ensemble.
Le semis de l'aubépine s'effectue en pépinière au printemps après stratification des graines. Soyez patients car la levée peut prendre plusieurs mois ! Le bouturage de tiges est aussi possible en août dans du sable et à l'étouffée.

Cueillette d'aubépine
La période de floraison doit être mise à profit pour faire la récolte de bouquets de fleurs d'aubépine. Le buisson choisi doit être de préférence éloigné de la pollution (routes, autoroutes, usines, champs traités ...).
La floraison est très brève et la cueillette doit s'effectuer quand les fleurs sont en bouton, ou au tout début de leur épanouissement (en effet, les pétales se détacheraient au séchage). On ne cueille que des petits bouquets avec le moins possible de bois et de feuilles (malgré que les herboristes les vendent non mondées).
La récolte ainsi faite devra être mise à sécher dans un endroit sec et aéré. Les fleurs doivent à peine jaunir à la dessiccation et conserver leur odeur. Une fois séchées, les fleurs d'aubépine seront conservées dans une boîte en carton ou dans des sacs en papier bien clos plutôt que dans du verre ou du métal.
Cette opération devra être renouvelée chaque année.
Parties utilisées : les rameaux fleuris (feuilles et fleurs) et les fruits.

Propriétés médicinales 
Comme toutes les rosacées, l’aubépine est une alliée des femmes, particulièrement celles en pré-ménopause et ménopause
Toutes les parties de plantes peuvent être utilisées. Ses vertus thérapeutiques sont déjà utilisées en médecine traditionnelle chinoise plusieurs siècles avant J.-C. dans le traitement des troubles vasculaires. Au début de notre ère, les médecins grecs l'utilisaient beaucoup. Au Moyen-âge, elle était utilisée pour ses vertus diurétiques. Plante du cœur, elle est aujourd'hui utilisée en phytothérapie pour ses effets relaxants, pour soulager le stress, et pour ses effets reconnus bénéfiques sur le cœur.
Les fleurs sont utilisées comme hypotenseur, antispasmodique et sédatif.
Les feuilles sont en revanche tonicardiaques. Il est donc préférable de ne pas mélanger feuilles et fleurs dans une même infusion ou tisane (et je vous dis pas le parfum d'une tisane de fleurs fraiches).
L’aubépine est vraiment la plante de base pour tous les soins du système cardio-vasculaire à moyen ou à long terme. C’est une tonique de ce système au sens le plus strict : ses effets ne sont pas immédiats ni radicaux ; elle travaille lentement et effectue des changements durables

Modes de préparation : http://www.paganguild.org/aubeseptiemel ... bepine.htm

Indications classiques
anxiété, nervosité, insomnie, bouffées de chaleur, irritabilité, émotivité excessive, vertiges, bourdonnements d'oreilles
troubles du rythme cardiaque, palpitations
 Hypertension, basse pression
 Hypoxie cardiaque, mauvaise circulation coronarienne
 Athérome, athérosclérose, artériosclérose
 Phlébite / thrombophlébite
 Inflammation cardiaque : myocardite, endocardite, péricardite
 Inflammation des vaisseaux sanguins
 Post infarctus du myocarde
 Post grande maladie affaiblissante
 Mauvaise circulation dans les membres

Il convient de l’utiliser en prévention, en traitement ou suite à des problèmes cardiaques, de quelconque envergure. L’aubépine ne présente aucune toxicité et peut donc être utilisée sur de longues périodes, même par des personnes très faibles (soit très malades ou très âgées). Elle soutient le coeur des personnes de tout âge lorsqu’elles entament un programme d’exercice.

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Les plantes à "tisanes" le Coquelicot

Message par la larmouise » 06 mai 2015, 04:54

Coquelicot Papaver rhoeas

Description :
Le Coquelicot est une plante annuelle à racine pivotante, fibreuse, blanchâtre. La tige, de 50 à 70 centimètres est cylindrique, rameuse, dressée, fragile, couverte de poils rudes. Les feuilles, alternes, sont profondément divisées en segments étroits, allongés, aigus et dentés, velus, d'un vert plus ou moins foncé, parfois jaunâtres. Les fleurs comportent quatre pétales un peu froissés qui se recouvrent peu. Leurs nombreuses étamines ont des anthères noir bleuté. Les fruits sont des capsules glabres contenant une grande quantité de graines brunâtres, facilement dispersable par le vent.
Lorsqu'on la coupe, elle laisse échapper un suc laiteux, comme les autres pavots.

Ne pas confondre avec le coquelicot
Deux espèces de pavots,le P. dubium, ou pavot douteux, aux fleurs plus claires, aux étamines jaunes et aux capsules glabres allongées, et le P. hybridum (pavot hybride), dont les pétales sont foncés et surtout les capsules sont ovales, globuleuses et deux fois plus longues que larges, à poils raides jaunes et denses pour certains, étalés et arqués pour d'autres(les taches noires à la base des pétales ne sont pas caractéristiques du pavot hybride). Autre espèce voisine, P. argemone (Pavot argémone), de petite taille et dont les pétales ne se chevauchent pas.


Culture et récolte:
La culture du coquelicot est facile: c'est une plante qui une fois semée pousse sans souci dans toutes les terre bien drainées. Il supporte bien le calcaire et se contente de peu pour croître et se multiplier abondamment d'une année sur l’autre grâce au semis spontané. Une exposition ensoleillée lui est nécessaire ainsi qu'une ambiance pas trop humide pour ne pas voir l'oïdium se développer sur son feuillage.
On sème le coquelicot en septembre ou en mars directement en place car il supporte très mal la transplantation.
Espèces, variétés intéressantes: Le genre comprend plus de 60 espèces
Le charme du coquelicot réside dans sa fleur (de mai, a, juillet) solitaire de 5 à 8 cm de diamètre rouge brillant marquée à la base d'un « œil noir » pour l'espèce la plus commune. Certains cultivars proposent des fleurs semi double à double blanches, roses, oranges, bleues lilas ou même marrons.
Si l'on ne peut pas se passer de les cueillir pour en faire un bouquet, on empêche les fleurs de se faner dans la journée en prolongeant leur épanouissement par la cautérisation de la tige à l'endroit où elle a été coupée.
. Récoltez les pétales en prenant soin d'éliminer ceux qui sont plus clairs ou très petits. Faites-les sécher à l'ombre avec grand soin. Etalez-les en couches très minces sur un papier ou un grillage fin, dans un local sec, chaud et aéré. Au séchage la fleur prend une couleur plus foncée, lie-de-vin.

Propriétés Médicinales :
On utilise uniquement les fleurs du Coquelicot.
Comme tous les pavots, le coquelicot a des effets narcotiques dus aux alcaloïdes qu'il contient. En phytothérapie, on utilise ses pétales séchés, dont on fait le plus souvent des tisanes. Ses effets apaisants se font sentir sur l'adulte, mais surtout sur les jeunes enfants. Par ses propriétés émollientes, sédatives et béchiques, le coquelicot est un calmant de la toux et des irritations de la gorge. Il est alors utilisé sous forme de pastilles à sucer. Il existe un sirop de coquelicot.

Indications :
Nervosité anxiété
Insomnie
palpitation cardiaque
Toux irritante

Principaux constituants chimiques
Pigments authocyaniques rouges, alcaloïdes isoquinoléiniques.

Usage interne :
En usage interne le Coquelicot est utilisé pour traiter les insomnies chez les personnes délicates comme les enfants ou personnes agées, les toux spasmodiques (coqueluche, asthme), les angines, la bronchite, la pneumonie, la pleurésie, et les fièvres éruptives.
Même si elles sont moins grosses que celles de certains pavots, les graines du coquelicot sont utilisées comme telles en pâtisserie ou pour confectionner des pains aromatisés.

Modes de préparation : http://www.paganguild.org/aubeseptiemel ... elicot.htm

Usage externe :
le Coquelicot est utilisé pour soulager les abcès dentaires et l'inflammation des paupières. 
Contre l'inflammation des paupières, vous pouvez vous faire des cataplasmes de fleurs de Coquelicot chaudes après infusion (sur la joue pour l'abcès dentaire).

Remarque :
Le coquelicot fait partie « Tisane des quatre fleurs » qui comme son nom ne l'indique pas en comporte sept, soit bouillon blanc, coquelicot, tussilage, mauve, guimauve, gnaphale, violette.

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