Textes, beaux textes
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Claude
- Administrateur
- Messages : 33422
- Enregistré le : 01 août 2013, 21:06
- Localisation : 06- Collines niçoises (300 m) entre mer et montagnes, près du lit du Var.
Re: Textes, beaux textes
Il fait toujours effet.
J’ai été surpris de voir que le texte n’était pas celui de tonton Georges. Mais quelle belle interprétation !
J’ai été surpris de voir que le texte n’était pas celui de tonton Georges. Mais quelle belle interprétation !
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ege
- Confirmé
- Messages : 10611
- Enregistré le : 08 juil. 2015, 17:13
- Localisation : vallée du Rhône, Vivarais, Ardèche, près de Tournon alias Tornon, Occitanie
Re: Textes, beaux textes
c'était un poète qui ne poètait pas plus haut que son cul, si l'on en croit clôde nougaro!
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Claude
- Administrateur
- Messages : 33422
- Enregistré le : 01 août 2013, 21:06
- Localisation : 06- Collines niçoises (300 m) entre mer et montagnes, près du lit du Var.
Re: Textes, beaux textes
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens