le temps qu'il fait...... et météo à court terme

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Claude
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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par Claude » 06 févr. 2026, 10:07

Des inondations hivernales touchant l’Europe. Hier la Bretagne, et le Portugal. aujourd’hui l.Andalousie.
.
Extrait :

L’épisode de pluies torrentielles qui touche actuellement l’Espagne est-il extraordinaire ?

Non. Dans un contexte de réchauffement, les pluies torrentielles vont être plus fréquentes et plus volumineuses. Le risque d’inondation est un risque majeur et croissant pour l’Europe. Sur la péninsule ibérique, l’eau est arrivée par l’Ouest, et son transport a été favorisé par la position très au sud du Jet-Stream, un vent très rapide qui se trouve dans les couches hautes de l’atmosphère.

Avec la montée du thermomètre mondial, l’océan plus chaud s’évapore davantage et l’atmosphère, plus chaude aussi, peut accumuler plus d’humidité. Imaginez donc un TGV (le Jet-Stream) qui survole l’Atlantique en se dirigeant vers l’Europe et qui, à chaque station, entraîne avec lui toujours plus d’humidité. Arrivé au terminus «Portugal-Espagne», ce TGV rencontre le continent, où l’air se refroidit et largue d’un coup une grande partie de cette humidité. C’est aussi ce qui s’est passé en Bretagne.

Dans notre jargon, on parle de rivière atmosphérique pour illustrer ce transport d’humidité de part et d’autre de l’Atlantique.
.
In Libé.

«  Pour la climatologue Françoise Vimeux, ces précipitations extrêmement importantes
illustrent «un climat qui continue de se réchauffer» et donne à voir nos hivers futurs. « 

Marc
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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par Marc » 06 févr. 2026, 12:03

Des hivers qui peuvent être très froids.

Claude
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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par Claude » 06 févr. 2026, 14:07

En Europe « de l?Est » où j’ai de la famille, il y a à la fois beaucoup de neige et une température néanmoins au-dessus des moyennes !

Marc
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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par Marc » 13 févr. 2026, 14:38

Du nord au sud, les pluies torrentielles, les tempêtes, quelques explications : (Reporterre - https://reporterre.net/Un-train-de-temp ... uotidienne)

Un train de tempêtes frappe la France, l'Espagne et le Portugal

Pluies torrentielles, inondations... Alors que l’Europe ploie sous les tempêtes, le climatologue David Faranda explique le lien entre l’intensité de ces phénomènes et le changement climatique.

La tempête Nils balaye le sud de l’Hexagone depuis la nuit du 11 au 12 février. Elle a fait un premier mort jeudi 12 février, un chauffeur de poids lourd tué par une chute de branche d’arbre, à Dax, dans les Landes. Météo-France a placé cinq départements en vigilance rouge crues : la Savoie, l’Aude, la Gironde, les Pyrénées-Orientales et le Lot-et-Garonne. Elle se décale depuis en direction du golfe du Lion et de la Corse.

Les extrêmes climatiques se multiplient en Europe depuis le début de l’année 2026. Au Maroc, quatre personnes, dont trois enfants, sont mortes emportées par les eaux sur la commune de Tétouan au nord du pays le 7 février. Au Portugal, un pompier a été tué, le même jour, lors d’une opération de patrouille au bord d’une rivière à Campo Maior. En Espagne, les intempéries ont fait deux morts.

David Faranda, directeur de recherche CNRS au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’université Paris-Saclay explique pourquoi, à l’avenir, « l’Europe de l’Ouest et du Sud sera frappée par des tempêtes et pluies plus intenses ».



Quel lien faites-vous entre les événements météorologiques extrêmes qui ont touché l’Europe et la tempête française Nils ?

Le lien est direct. Le mécanisme est le même que pour l’Espagne et le Portugal.
On observe un train de tempêtes, c’est-à-dire une succession rapide de dépressions guidées par un courant-jet particulièrement actif et bien positionné sur l’Atlantique. Dans un climat plus chaud, l’atmosphère contient plus d’énergie et plus de vapeur d’eau. Cela renforce ces systèmes dépressionnaires, augmente les précipitations associées et accentue les rafales de vent.

La tempête Nils s’inscrit clairement dans cette dynamique — elle se dirige désormais vers l’Italie. Elle n’est pas un événement isolé, mais un épisode supplémentaire d’une circulation atmosphérique persistante, rendue plus intense par le changement climatique, avec des impacts cumulatifs sur les sols déjà saturés et des risques accrus pour les populations.



Cet hiver pluvieux est-il sans précédent en Méditerranée ?

Le climat dans lequel ces tempêtes explose est sans précédent. Les tempêtes se chargent d’autant plus en eau, et les pluies sont d’autant plus intenses que les perturbations atteignent l’Europe du Sud, où il fait déjà plus chaud. Sans changement climatique, on aurait peut-être eu autant de tempêtes en Méditerranée. Mais certainement pas de cette intensité.

Quel lien peut-on faire entre ces différents événements météorologiques extrêmes et le climat ?

Le changement climatique est bien là, cela ne fait aucun doute. Le Giec montre clairement que l’intensité des précipitations extrêmes augmente avec le réchauffement, d’environ 7 % par degré en moyenne, selon la relation de Clausius-Clapeyron. À +1,5 °C de réchauffement [par rapport à l’ère pré-industrielle], cela peut conduire localement à des hausses de l’ordre de 10 % ou plus pour les pluies intenses, notamment en Europe et en région méditerranéenne.

L’atmosphère est plus chaude, ce qui a un impact direct sur toutes les tempêtes, qui se chargent en pluie. C’est le lien systématique qu’on peut faire entre changement climatique et inondations. Dans un climat réchauffé, des situations météorologiques connues deviennent plus risquées.

Aujourd’hui, il est possible de mesurer la part de responsabilité du changement climatique dans les événements météorologiques extrêmes, comme ces inondations. Le problème, c’est qu’il va continuer à pleuvoir dans les semaines à venir, en France notamment. Pour nous, chercheurs, c’est un enjeu en tant que tel de choisir le moment où on prend le pouls, face à la multiplication des extrêmes climatiques. Nous avons hésité à attendre la fin de la saison hivernale pour prendre nos mesures, mais nous prévoyons finalement de lancer cette semaine une étude d’attribution rapide de ces phénomènes au changement climatique.

Quels hivers nous attendent ?

On va se retrouver avec des « années éponge », où toute l’Europe de l’Ouest et du Sud sera plus humide, et frappée par des tempêtes et pluies plus intenses. Il y aura aussi des périodes beaucoup plus sèches, comme on en a déjà eu — l’évaporation est d’autant plus importante que la température moyenne globale augmente, ce qui occasionne des risques de sécheresses majeurs.


Quel regard portez-vous sur la prise en compte politique de ces enjeux ?

En Espagne, à la suite des inondations meurtrières qui ont frappé Valence en octobre 2024 et ont fait 229 morts, il y a eu des efforts importants pour prendre en compte les prévisions — le pays utilise par exemple des systèmes d’alerte anticipée basés sur des prévisions probabilistes. Mais ce n’est pas encore suffisant. Et ce n’est pas le cas partout, malheureusement. Pour un système protecteur, il faut absolument avoir des radars météo, et des experts formés pour analyser leurs résultats. Ensuite, il faut prévenir la population des risques d’inondations et l’informer des solutions de mise à l’abri. Toute la chaîne doit être mise à contribution, du citoyen aux ministères, en passant par les préfectures.

Un véhicule d’urgence à Ksar El Kebir, dans le nord du Maroc, en route pour évacuer des habitants, le 1er février 2026. © Abdel Majid Bziouat / AFP


Le manque d’adaptation des infrastructures — réseaux de drainage, digues, les routes situées en zones inondables... — est un problème commun à tous les pays du pourtour méditerranéen, y compris la France. La politique d’adaptation nécessaire ne peut pas se faire en un claquement de doigts. Le problème, c’est qu’énormément de gens habitent dans des zones inondables, alors même qu’elles représentent une faible portion du territoire. 17 millions de personnes sont exposées au risque d’inondation par débordement de cours d’eau ou par submersion marine, soit un quart de la population. Or des contraintes touristiques, patrimoniales, historiques et politiques entravent l’adaptation.

Les solutions d’adaptation doivent être basées sur la nature. Le lit des rivières a été partout bétonnisé. Il faut se débarrasser de ce modèle, choisi par défaut. Des solutions existent, mais elles doivent être adaptées à chaque territoire.


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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par ege » 13 févr. 2026, 17:53

only fakes!
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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par Claude » 14 févr. 2026, 08:45

La durée des inondations (29 jours) et leur étendue sont un record
probablement conséquence du réchauffement.

.
IMG_1712.jpeg
(233.16 Kio) Téléchargé 10 fois
.
Marc, j’ai introduit un dispositif citation pour isoler la légende d’une photo manquante.

C’est un bon article de. Reporterre sur le « train de tempêtes » et sur l’attribution…

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Re: le temps qu'il fait...... et météo à court terme

Message par Claude » 14 févr. 2026, 10:04

Bouleversement du régime des pluies en France.
29 jours consécutifs de vigilance inondations est un record.
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Sans surprise, l’ampleur et la durée de ces risques d’inondations portent la marque du réchauffement climatique. Selon les scénarios des experts du climat, les hivers en France devraient être de plus en plus arrosés à mesure que les températures augmentent, notamment dans le nord et dans l’ouest du pays. En effet, une atmosphère plus chaude peut transporter jusqu’à 7 % d’humidité en plus par degré de réchauffement. «Depuis 2023, on enchaîne des épisodes de plus en plus intenses, observe Lucie Chadourne‑Facon. Il y a eu les inondations dans le Pas-de-Calais en 2023, puis on a battu les records annuels de vigilance orange et rouge aux crues sur l’ensemble du territoire en 2024. Ensuite, on a enchaîné avec des débordements de cours d’eau en Bretagne en 2025, avant de connaître cette situation exceptionnelle en 2026.»

Autre indicateur qui ne trompe pas, selon elle : en ces mois de janvier et février, le pays fait face à des épisodes de fortes pluies venus de l’Atlantique, classiques en période hivernale, mais aussi à des précipitations en provenance de Méditerranée – plus courants en automne –, signe d’un bouleversement des pluies en France.
In Libé.

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